DON DE JOURS

Publié le 12 novembre 2020

Le SNUP aurait souhaité signer l’accord don de jours mais malheureusement il ne le fera pas pour les raisons suivantes :

  • Des conditions d’éligibilité trop rigides qui expliquent le différentiel énorme entre les versements effectifs et le stock disponible, c’est-à-dire que moins de 50 jours ont été donnés à travers le dispositif alors que plus de 1000 jours ont été abondés par les personnels…
  • Absence d’équité entre les personnels de droit privé et de droit public :

A chaque médaille du travail, un salarié bénéficie d’une prime défiscalisée. En compensation un fonctionnaire bénéficie de 20 jours sur un compte spécifique.

Le fait de ne pas exclure ces jours de la base de calcul pénalise les agents de droit public car cela les oblige à prendre ces jours pour être éligible au dispositif don de jours  (pour être bénéficiaire, il ne faut pas avoir plus de 20 jours tous dispositifs d’épargne temps confondus).

  • La possibilité de donner des jours à l’extérieur n’est pas évoquée, comme par exemple à destination des personnels soignants par la création d’un fonds ANCV.

Or, nous rappelons que ce sont ces mêmes personnels soignants qui sont directement impliqués dans la prise en charge de nos proches pour laquelle la bourse des dons a été mise en place !

  • Refus de la Direction de mettre les heures écrêtées dans la bourse : plus de 10 000 jours en 2019 !

Si la reconnaissance du statut de proche aidant par la CDC est une bonne chose, il ne s’agit que d’une mise en conformité avec la loi congé de proche aidant du 30 septembre 2020 qui permet de s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie.

Bref, le SNUP aurait souhaité une « Caisse » plus audacieuse.
Au lieu de cela, comme à son habitude ces derniers temps,
la Caisse des Dépôts s’est contentée de faire le minimum !

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