Les « potins » à la Caisse des dépôts en cette période estivale…

Publié le 18 juillet 2019

Monsieur X, 59 ans, en poste à Paris :

« Plus de 40 ans que je travaille à la CDC. J’en ai connu des DG, des réorganisations, mais trop c’est trop, je suis usé… Et que fait monsieur Lombard pour nous ? Les seniors ne font plus partis de la ‘Maison’ ?
J’ai travaillé toute ma vie à la CDC, j’ai contribué aux bons résultats de l’EP, les traductions dans mon EPA en sont le reflet . J’ai vu mes collègues bénéficier d’une CPAA, d’un CEPR et je comptais en profiter aussi. Et aujourd’hui, on me propose une CAA mais je suis dégouté.
Certes, certains me diront que c’est mieux que rien, mais c’est quand même une CAA au rabais si l’on regarde ce que la Direction est prête à donner aux 200 candidats volontaires à la RCC !
J’ai œuvré toute ma vie pour l’intérêt général, mais je constate que le DG n’a plus la foi de ses prédécesseurs, il méprise les anciens de la CDC avec ce type de CAA. Même constat avec la ‘Prime Gilets jaunes’ qui n’a pas été à la hauteur des valeurs de la Maison.
Bref, je ne reconnais plus les valeurs de la CDC à l’égard de son personnel… Merci au SNUP pour les valeurs que vous défendez et le combat que vous menez. »

Madame A, 52 ans, fonctionnaire en région :

« J’en ai marre de toutes ces réorganisations. Plus on avance, plus elles sont rapprochées, et j’ai de plus en plus le sentiment de ne pas être écoutée. A chaque fois, on s’adapte, mais nous n’avons jamais de récompenses financières pour notre investissement. Et en l’absence de reconnaissances, le travail devient pénible.
Pour palier à tout cela, on nous vante la QVT. Des bonnes avancées sont à souligner dans cet accord, comme la plage horaire de 7h à 20h, mais le compte n’y est pas ! Nous n’avons pas d’évolutions salariales significatives : PFT au rabais, gel de la valeur du point, jour de carence, juste une compensation de la hausse de la CSG à l’instant T, etc…
Et maintenant, on rabote les conditions de travail. Nos postes de travail sont inadaptés : écrans d’ordinateur trop petits, pas de bras articulé, souris et clavier non ergonomiques, diminution de l’espace de travail, etc… Pire, sur Paris, des collègues travaillent dans l’immeuble ‘WeWork’ dans peu d’espace et avec du matériel inadapté. Si ce modèle est celui qui nous attend en région, bonjour les maladies professionnelles qui nous attendent.
Et tous ces dispositifs nous sont proposés au nom de la QVT… Donc oui, Monsieur du SNUP, je compte sur vous pour défendre nos conditions de travail dans ce nouvel accord qui va être négocié avec les organisations syndicales.»

Madame Y, 41 ans, salariée à la CDC :

« Je travaille à l’EP depuis plus de 10 ans et je suis heureuse d’œuvrer dans cet Etablissement. Si on regarde ailleurs, c’est une bonne boîte, on y a des avantages. Mais, ces derniers temps, ils ont tendance à diminuer.
Je n’attendais pas cette RCC, mais des mesures pour accompagner mon investissement professionnel au quotidien. Et aujourd’hui, je constate que l’on recrute avec de fortes rémunérations sur des nouveaux métiers dits porteurs et qu’on ne donne plus rien à ceux en poste.
J’ai vu d’un mauvais œil cet accord cadre qui introduit une diminution du minimum de points à distribuer sur 3 ans. On ne nous propose même pas des formations diplômantes pour exercer ces nouveaux métiers porteur d’avenir dans notre Etablissement.
On préfère mettre des sommes indécentes dans cette RCC. Pire, on refuse de nous accorder une prime exceptionnelle pour les bons résultats obtenus.
Je regrette les anciens DG qui savaient mieux reconnaitre le fruit de notre travail. Et vu le nombre d’années qu’il me reste à accomplir, j’ai des doutes sur la reconnaissance professionnelle qui me sera réservée ! »

Monsieur Z, jeune CDP à l’Etablissement public :

« Je suis nouveau, 4 années d’ancienneté. Je suis content car je viens d’être pérennisé, mais pas si content que cela. On a prolongé mon contrat de 2 ans afin qu’au bout de 6 ans l’on puisse me proposer un CDP à durée indéterminée. Mais je ne gagne rien en salaire, pas de propositions de contrat de droit privé, je vais rester sur un contrat précaire qui ne repose ni sur le statut de la fonction publique, ni sur la convention collective des salariés.
Pire, je ne bénéficie pas d’une prise en compte de mes diplômes et de mon expérience professionnelle acquise lors de la pérennisation de mon contrat.
C’est dur d’être précaire, on ne peut rien dire. J’ai perçu la prime ‘Gilets jaunes’ mais je m’attendais à plus vu ce qu’ont touché certains de mes amis en poste dans d’autres entreprises.
J’ai du mal à me projeter dans l’avenir car les perspectives d’évolution ont l’air maigres. Je discute avec les anciens, les sachants, et je ne pense pas que j’aurai les avantages qu’ils ont obtenus durant leurs carrières. »

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