Un Etablissement public sans agents publics ?

Publié le 2 juillet 2021

La défense de l’établissement public spécial CDC reste le fil rouge de l’action du SNUP, car c’est dans le cadre de cet Etablissement public que tous les acquis des personnels, salariés comme fonctionnaires, ont été gagnés, et c’est par la remise en cause de celui-ci que ces acquis disparaîtront.

L’accord-cadre en vigueur 2019-2021 stipule dans son paragraphe 2.2. : « Un niveau de recrutement adapté et équilibré » et il dit ceci : « Ce niveau de recrutement s’effectuera dans le respect d’un équilibre 2/3 de recrutements publics et 1/3 de recrutements privés et hors impacts des mesures de pérennisation* ». (*Ce dernier point concerne les mesures de pérennisation des Contractuels de Droit Public « CDP ».)

Le bilan social 2020 présenté aux représentants du personnel à l’occasion du CUEP du 22 juin dernier démontre que cet engagement de recruter 2/3 d’agents publics n’a absolument pas été respecté par la Direction.
« Incontestablement le ratio de recrutements « public/privé » n’a pas été atteint. » nous a déclaré cyniquement Paul Peny ce 22 juin.

Ces propos du DRH valident rétroactivement les craintes du SNUP qui n’a pas ratifié en son temps, cet accord-cadre 2019-2021.

Ainsi en 2020, il est précisé en pages 16 et 17 de ce bilan, qu’il y a eu 178 recrutements publics (fonctionnaires et CDP inclus) et 148 recrutements de statut privé. Nous sommes loin des 2/3 de recrutements publics avec tout au plus 53% public et 47% privés. En 2019 ce fut pire encore avec 160 recrutements publics (52%) et 148 recrutements privés (48%).

De fait sur 5 888 agents permanents en fonction dans l’Etablissement public, il n’y a plus, en 2020, que 3 183 fonctionnaires, un chiffre en diminution constante, face à 2 310 salariés dont la progression ne cesse d’augmenter. Or la DRH prévoit sur la période 2021-2023 pas moins de 800 départs d’agents essentiellement fonctionnaires.
Il n’est plus très éloigné le temps où ces derniers deviendront minoritaires, au sein de l’Etablissement public, si des recrutements massifs de fonctionnaires ne sont pas opérés ces prochaines années.
Mais avec Lombard, Sichel, Peny et consorts, nous n’en prenons pas le chemin, lesquels recrutent en nos murs des profils dignes d’une start-up du numérique ou d’un groupe financier hautement spéculatif.

Le SNUP est aujourd’hui bien seul (hormis la CGT) à lutter contre la stratégie suicidaire de nos actuels dirigeants, et nous espérons vraiment que leurs successeurs, l’an prochain, remettront les missions de notre établissement au centre de leurs actions…
Il est grand temps !

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